Comment choisir un bon couteau de survie ?

couteau planté dans un arbre

Le bon couteau de survie est l’une des choses les plus importantes à emporter en randonnée, en bivouac ou en cas de scénario catastrophe.

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Les couteaux de survie sont un type de couteau passe-partout à absolument avoir près de soi lorsqu’on part en expédition. Il peut faire la différence entre l’exposition et l’abri, la nourriture ou la famine, la vie ou la mort.

Pour un couteau pour des tâches de la vie quotidienne, s’orienter vers un couteau EDC

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Un couteau de survie bien conçu peut servir à de nombreuses choses, notamment à : 

  • Construire un abri
  • Nettoyer le poisson et préparer le gibier
  • Préparer des aliments
  • Ouvrir des boîtes de conserve
  • Couper (du bois pour le feu, une corde, une carlingue)
  • Faire du bâtonnage
  • Fabrication d’outils
  • Être utilisé comme lance après avoir été fixé à un manche
  • construire des pièges
  • Marteler (avec le pommeau)
  • Se défendre

Reconnaître un bon couteau de survie nécessite de prendre en compte plusieurs caractéristiques pour assurer sa fiabilité dans des conditions extrêmes.

Alors tu veux obtenir les clés pour reconnaître un bon couteau de survie ? Commençons sans plus attendre.

1 – Une lame fixe

Le choix de la lame est extrêmement important. Le couteau de survie se doit d’être polyvalent et solide pour résister à une utilisation très rude et intensive. Même si un couteau pliant est plus facile à transporter au quotidien. La probabilité qu’une lame pliante se brise est bien plus élevée que celle d’une pièce de métal solide car elle est composée de deux parties reliées par une charnière. 

Cependant, comme un couteau à lame fixe doit être placé dans un étui, il est plus difficile à transporter. Néanmoins, cela reste un couteau de qualité supérieure à avoir à portée de main. C’est pourquoi, nous choisirons toujours un couteau de survie à lame fixe qui offre une solidité, une robustesse et une polyvalence supérieure aux couteaux pliants.

2 – Une lame en drop-point

La lame en forme drop-point est la meilleure forme de lame pour la survie. Pourquoi ? Parce qu’elle a une pointe puissante, elle est facilement maniable et tranchante. Son « ventre » généreux offre une grande surface solide pour trancher et découper. Les désavantages d’une forme en drop-point est qu’elle est peu efficace pour transpercer et moins tranchante qu’une lame en clip-point. 

En choisissant une lame en forme drop point, vous rejoindrez les survivalistes qui possèdent une excellente lame polyvalente pouvant être utilisée dans de nombreuses circonstances, prévues ou imprévues.

3 – Une lame pleine soie ou “full-tang”

La « soie » (ou tang en anglais) désigne la longueur de la lame du couteau qui est encastrée dans le manche. A ne surtout pas confondre avec le groupe de rap Wu Tang Clan. Une lame full tang signifie que la partie métallique continue jusqu’au bout du manche. Il existe aussi des lames qui s’étendent partiellement dans le manche, en semi-soie. Nous éviterons le choix de ce type de couteau car la lame est susceptible de se détacher ou de remuer lors de l’utilisation. Une lame semi-soie est plus faible et plus fragile qu’une lame pleine soie. Ainsi, nous choisirons une lame pleine soie qui assure une meilleure solidité, un meilleur équilibre et une meilleure fiabilité pour des tâches intensives en conditions extrêmes.

4 – La taille

Il est essentiel de choisir un couteau adapté à vous et à votre situation. Si vous choisissez un couteau trop grand et trop lourd, il sera difficile à manier, vous gênera et vous ralentira. Il est difficile d’effectuer des tâches précises avec un grand couteau, comme dépecer de petits animaux sauvages ou tailler de petits pièges et outils. Il faut donc trouver le bon compromis. D’expérience, la bonne taille de couteau est comprise entre 25 et 30 cm.

5 – Une lame lisse

Voici les raisons pour lesquelles je préfère un couteau de survie à lame lisse à un couteau à lame dentelée :

  • Meilleur pour la coupe et le bâtonnage
  • Il est plus facile d’aiguiser un couteau à lame lisse, ce qui est très utile dans les situations de survie.
  • En général, un couteau à lame lisse s’adapte mieux à toutes sortes d’utilisations

Bien qu’une lame lisse vous servira probablement mieux dans la plupart des situations, une lame à bord dentelé est utile pour trancher du métal fin ou de la corde, par exemple lorsque vous essayez de vous échapper d’un avion qui s’est écrasé. Bien sûr, il existe des couteaux partiellement dentelés, mais d’après mon expérience, un couteau partiellement dentelé n’a pas une surface suffisante pour être utile, ce qui limite les possibilités d’utilisation du côté de la lame qui est lisse.

6 – Matériau de la lame

Les couteaux de survie sont généralement fabriqués en acier inoxydable ou en acier au carbone.

  • L’acier au carbone étant souvent plus résistant, il constitue un meilleur choix pour couper et hacher du bois. Il s’avère être incroyablement tranchant et est plus facile à aiguiser. Mais comme il rouille facilement, il faut l’entretenir régulièrement.

➡️ Retrouvez nos 3 méthodes pour aiguiser un couteau

  • À l’inverse, l’acier inoxydable résiste beaucoup mieux à la rouille que l’acier au carbone, mais il est également plus difficile à aiguiser et généralement moins durable. Vous devez absolument utiliser une lame en acier inoxydable si vous vous trouvez dans un endroit fréquemment humide en raison de la résistance de l’acier inoxydable à la rouille, comme dans un marais, un marécage ou un environnement marin d’eau salée.

Pour ce qui est de la résistance et de la facilité d’aiguisage, je préfère de loin un couteau de survie en acier au carbone plutôt qu’en acier inoxydable.

Il y a énormément d’aciers différents, le plus utilisé dans la catégorie des acier carbone est le 1095C.

Les aciers inoxydables les plus utilisés sont le VG10, le COS ou le 12C27.

➡️ Veillez aussi à bien prendre en compte l’indice HRC qui mesure la dureté d’un métal

  • Pour avoir une qualité d’acier correcte, choisissez un acier à partir de 54 HRC. 
  • Si vous préférez une bonne lame dure et indestructible, dirigez vous vers un indice entre 58 et 60 HRC.

7 – Un manche en micarta

Le manche est très important pour une utilisation du couteau confortable et efficace. Les caractéristiques d’un bon manche sont une bonne ergonomie, une excellente prise en main, des vertues anti dérapantes et une solidité à tout épreuve.  

Je vous recommande sans hésiter un manche en micarta. Le micarta est la référence pour les couteaux de survie car c’est un matériau résistant, avec un excellent grip et qui ne nécessite aucun entretien.

8 – L’étui

L’étui doit être solide et offrir un transport pratique du couteau. Votre couteau s’insère parfaitement dans un étui bien conçu, qui le gardera en sécurité et hors de portée de vos mains. L’étui doit protéger le couteau et vous-même contre les risques. Vous pouvez porter un étui de bonne qualité en nylon, kydex ou cuir à votre ceinture, votre sac à dos, votre jambe, votre gilet ou à tout autre endroit que vous jugerez le plus pratique et le plus confortable.

Conclusion

Tous les scénarios de survie n’exigent pas le même type de couteau, et aucun couteau n’est idéal dans toutes les circonstances. Il est essentiel de posséder un couteau polyvalent capable d’accomplir toute une série de tâches dans des conditions difficiles.

Pensez aux tâches que vous êtes susceptible d’accomplir et à l’endroit où vous prévoyez de vous trouver lorsque vous choisissez le couteau de survie le mieux adapté à vos besoins.

D’une manière générale, un couteau de survie polyvalent doit comporter les éléments suivants :

  • Lame fixe (non pliable)
  • Une lame lisse en full tang (qui traverse le manche) 
  • Une lame en forme drop point avec une longueur comprise entre 25 et 30 cm (taille intermédiaire)
  • Un étui facile d’utilisation (plusieurs points d’attache) qui sécurise bien la lame
  • Un acier au carbone
  • Un manche en micarta
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